y

Carte de Saint Martin |  Forum | L'actualité | Les sorties Contact |  Plan du site 12h05  à  St Martin
'Jean-Aurel Mauricepage d'accueil du soualig'art contacter le soualig'art page de liens Events Expositions Artistes Cinema News Déco

Artistes


Soualig'art - Janvier 2010


photo d'evenements a saint martin

Jean-Aurel Maurice

Interview

Dans le cadre de l’atelier presse animé par Delphine Rotfus, professeur de français au collège Soualiga, des élèves de cinquième et de quatrième ont réalisé l’interview du danseur professionnel Jean-Aurel Maurice. Soualig’ART vous retranscrit ci-dessous le travail de nos journalistes en herbe: Lucie, Lucia, Mardochée, Lara-May, Laurie, Jade, Katherine, Chloé, Shaduska, Sarajah, James, Mickaël.
Les élèves: Qu’est-ce-qui vous a poussé à devenir danseur ? J.A.M.: Je suis né ici, à Saint-Martin. Durant les premières années de mon enfance, j’ai vécu en Haïti. Dans ma famille, on pratiquait la religion Vaudou. Je regardais les gens danser durant les cérémonies, puis je suis devenu le seul enfant à danser, simplement parce que la musique et les tambours me donnaient envie de bouger. Ce fut mon premier contact avec la danse. De retour à Saint-Martin, j’ai continué la danse afro et la danse classique. Plus tard, j’ai réalisé des prestations solistes à l’opéra de Paris dans la production «Les Indes Galantes» ainsi qu’au ballet de l’Opéra de Berlin où j’ai été engagé en qualité de soliste sous la direction de Blanca Li.
A quel âge avez-vous commencé la danse ? Mes deux parents sont haïtiens et dans la société haïtienne, il n’est pas très bien vu qu’un garçon danse. A 14 ans, ma mère a souhaité que j’arrête de danser pour me consacrer entièrement à l’école, où j’étais plutôt bon élève. Elle a même menacé de cesser de m’entretenir si je continuais de danser... et elle l’a fait ! J’ai dû m’assumer seul très tôt dans la vie. J’ai persévéré tout seul dès l’adolescence, dans l’univers de la danse.
Qu’éprouvez-vous lorsque vous dansez ? C’est une question personnelle, très intime...Lorsque à l’adolescence j’ai été livré à moi-même, la danse devenait un refuge, un réconfort, m’offrant une part de rêve. Des amis ont sombré dans la drogue et moi, ma drogue c’était la danse.
Quels styles pratiquez-vous ? J’étais un enfant très curieux et assoiffé d’apprendre tous styles de danse. Ici à Saint-Martin, j’ai eu mon premier contrat à 17 ans et j’ai pratiqué le jazz, le music-hall, je réalisais même des imitations de Mickael Jackson. Aujourd’hui, je pratique tout autant la danse classique que le hip-hop, la danse contemporaine, le jazz et la danse afro.
Pourquoi avoir créé une école de danse à Saint-Martin ? J’avais pas mal d’attaches sur cette île où je suis né. Avant d’y revenir, j’ai passé 5 ans en Haïti, j’avais fondé une école de danse à Jacmel. Mais le fait de détenir un passeport français et d’avoir reçu une éducation somme toute assez différente de celles des haïtiens nés là-bas, n’a pas facilité les choses. Je suis donc revenu à Saint-Martin me ressourcer. Et en avril dernier, j’ai ouvert mon école de danse au Centre Culturel de Sandy Ground. La directrice Line Galves m’avait déjà beaucoup soutenu dans ma jeunesse: je me rappelle avoir bénéficié d’une aide financière exemplaire afin de poursuivre un stage de danse en France métropolitaine au Conservatoire de Lyon.
Etes-vous fier de ce que vous êtes devenu ? Je préfère affirmer que je suis fier du métier que je représente car la danse est un phénomène beaucoup plus grand que ma personne. Mais je suis fier de représenter cet art, de l’enseigner, d’être chorégraphe et finalement, un artiste.
Etes-vous toujours assisté par des professeurs de danse ? Oui. J’ai eu pas mal de maîtres au cours de ma carrière. Des professeurs français, dont Véronique Lebart, qui avait une école ici à Saint-Martin; puis Nicole Mouton et Evelyne Fleming. J’ai aussi travaillé avec des professeurs russes dont Nadejda Kostenko, danseuse étoile à l’Opéra de Kiev; des professeurs chinois dont Jenny Chiang, actuellement professeur de danse classique à l’école Alvin Ailey de New York.
Apparaissez-vous dans des films ? J’ai dansé dans «Hasards ou Coïncidences» de Claude Lelouch avec le danseur étoile français Laurent Hilaire. J’ai également dansé dans le video clip de Sinclair «Ensemble».

Jean-Aurel Maurice
Ecole de danse, MJC Sandy Ground
Tel: 06 90 16 87 36


Iamok

spacerC’est la découverte des Jardins de la Création 2009. Vainqueur du Prix «Public» de cette seconde édition du marché d’art (décembre 2009), Tanguy, alias Iamok, est un jeune et prometteur artiste professionnel de 27 ans. Issu de l’univers du graff, ses peintures s’inspirent d’une culture urbaine où la création se définit dans la spontanéité gestuelle et un rythme soutenu. Du mur à la toile, Iamok a conservé l’abstraction et la technique de peinture à la bombe et au pochoir. Un style qui lui vaut aujourd’hui de nombreuses commandes notamment en matière de décoration. Coup de cœur pour un artiste hors normes, que Soualig’Art a souhaité vous faire partager. Iamok

IAMOK
Tel: 0690 711 371
komaione@hotmail.com

Iamok

Sté artecom a st martin
annuaire shoppingLe Guide Shopping a élu ce site dans la catégorie regions france art et culture